samedi 20 juin 2015
Relativiser quand la frustration vous envahit
Je suis une fille.
Je suis la fille de mes parents.
Je suis la sœur de mes sœurs.
Je suis l'amie de mes ami(e)s.
Je suis la copine de mes cop(a)in(e)s.
Je suis la connaissance de mes connaissances.
Je suis l'amante, l'amoureuse, selon les périodes et selon les personnes.
Je suis la collègue de mes collègues.
Je suis la ou une de quelqu'un ou d'un groupe de personnes dans plusieurs domaines.
J'ai choisi de vivre dans plusieurs mondes. Je n'ai jamais aimé me limiter à un seul monde. Je suis curieuse, j'aime découvrir, j'aime voir des étoiles dans les yeux des personnes quand elles me parlent d'une ou plusieurs choses qu'elle aime(nt), que je connais, que je ne connais pas, ou pas très bien. Je suis transportée par les émotions. Dire qu'il reste encore tant à apprendre.
Mais j'ai ce sentiment qui revient régulièrement, et qui est plus fort lors des périodes où je me sens beaucoup plus sensible, plus affectée. Et qui me rend peut-être "différente". Ce sentiment n'est autre que la frustration. Frustration quand je suis dans un groupe d'entendants. Frustration de ne pas converser "normalement" avec les autres. Bien sûr, il y a le carnet. Les quelques signes appris aux autres. Mais frustration quand même, parce que ce n'est pas comme si je suivais les conversations sur Internet ou que tout était sous-titré dans un film ou que tout était en langue des signes. J'ai l'impression que ma personnalité est comme effacée, parce que je ne suis pas comme d'habitude. Je ne comprends pas, alors je ne réagis pas et je ne dis rien. Frustration.
Heureusement, j'ai toujours mes armes dont une qui m'est indispensable pour pouvoir passer au-delà de ce sentiment. Ce n'est autre que... la relativisation. Je relativise, en me disant que les autres doivent parfois ressentir ce genre de frustration avec moi, aussi. Je ne suis pas seule. Et avec une bonne dose d'humour, également. Je compare la frustration à quelque chose d'amusant. Comme par exemple, une situation extrêmement gênante pour les protagonistes mais ceux-ci finissent par en rire après, avec le recul. Et puis, ça passe.
Parfois, je craque parce que j'ai tout fait pour être forte. Parfois pendant trop longtemps. Alors, je suis fatiguée à ce moment-là. Mais ça finit par passer. Toujours.
Les joies et les peines. Les hauts et les bas.
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1 commentaire:
C'est vrai qu'on ne pense pas assez à te traduire tout ce qu'on dit... Je dois bien avouer que j'oublie :-s
Puis certaines choses sont tellement des réflex pour nous, que c'est difficile de corriger ses habitudes.
Mais on... Non, je (je vais pas m'engager pour les autres) vais essayer de plus y penser. Promis !
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